
Antiqon consultant will contact you within one business day after receiving your request.
Le couvercle est orné d’une miniature en émail peint en plein représentant une jeune paysanne tenant une faucille, sur fond de champ de blé baigné de soleil. Cette scène, au-delà de sa dimension pittoresque, symbolise le travail rural idéalisé dans la culture russe de la fin du XIXe siècle. L’émail est exécuté avec un sens du détail remarquable, combinant réalisme et poésie, caractéristiques de l’école russe de l’émail.
La miniature est encadrée d’un médaillon ovale agrémenté de volutes végétales réalisées en émail cloisonné. Les couleurs vives — bleu, turquoise, cobalt, vert et blanc — contrastent élégamment avec le fond doré, conférant à l’ensemble une grande richesse décorative. Le revers de l’objet présente une composition similaire avec un cartouche central destiné à une inscription ou un monogramme.
Cette pièce illustre parfaitement les caractéristiques de l’école moscovite : l’alliance de l’émail peint et cloisonné, la finesse d’exécution et l’harmonie entre utilité et esthétique. De tels étuis à cigarettes étaient souvent offerts en cadeau de prestige, réalisés en séries limitées pour une clientèle aisée.
Poinçons :Poinçon de maître : initiales JFA (latin) dans un cartouche rectangulaire — Ivan Fiodorovitch Andreev, actif à Moscou dans la seconde moitié du XIXe siècle.Poinçon d’essayeur : « AR » au-dessus de la date « 1887 » — essayeur moscovite non identifié (probablement Arkady Romanov, actif entre 1888 et 1894).Poinçon d’État : titre 84 (8751000 argent), marque de la ville de Moscou — Saint Georges terrassant le dragon, dans un écu rectangulaire aux angles abattus.
Dimensions :Longueur — 11,3 cmLargeur — 7 cm
Poids :246 grammes
Provenance :Christie’s Londres, 9 juin 2009, lot 150.
L’école moscovite d’émail s’impose comme un courant majeur dans les arts décoratifs. Contrairement aux maîtres de Saint-Pétersbourg, les orfèvres moscovites privilégient des palettes vives, une peinture raffinée et la fusion des techniques d’émail cloisonné et peint. Ces qualités se retrouvent pleinement dans cet étui à cigarettes d’Ivan Andreev, où l’image idéalisée d’une paysanne exprime un propos patriotique au-delà du simple motif.
La composition s’inspire de principes iconographiques : le sujet central est encadré d’ornements, évoquant une icône profane. Cette sacralisation des objets du quotidien reflète l’esprit artistique russe de la fin du siècle.
L’étui à cigarettes, objet personnel et statutaire, devient une forme d’art à part entière, réunissant symbolique culturelle, artisanat raffiné et maîtrise technique. De tels objets étaient souvent offerts en cadeaux diplomatiques ou collectionnés par les élites.
Bien que les informations biographiques soient limitées, Ivan Fiodorovitch Andreev est reconnu pour sa production de grande qualité, souvent destinée à l’exportation. Ses œuvres sont présentes dans des musées et apparaissent régulièrement aux enchères internationales. L’étui de 1887 constitue un rare exemple d’élégance ornementale, de précision et de lien profond avec la tradition russe.
Très bon état avec de légères traces d’usure. L’émail est intact, la dorure légèrement estompée.
Le rapport de condition est fourni à titre informatif uniquement.
Il n'est pas exhaustif et peut ne pas refléter l'ensemble des défauts, restaurations, modifications ou adaptations, Antiqon ne procédant pas à des expertises de conservation à caractère professionnel. Ces informations reposent sur une évaluation qualifiée, mais subjective, réalisée par nos spécialistes. Avant tout achat, nous recommandons de consulter un expert indépendant. Nous vous invitons également à consulter nos conditions générales et notre glossaire A-Z, qui contiennent des informations importantes sur les caractéristiques des lots et les conditions de vente.
