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Samovar en argent de forme cylindrique, exécuté au troisième quart du XIXᵉ siècle par Johan Olsonius, l’un des maîtres clés de la maison des Frères Grachev, fournisseurs de la Cour impériale russe. L’œuvre présente les caractéristiques distinctives de l’école de joaillerie et d’orfèvrerie artistique de Saint-Pétersbourg: rigueur des proportions, clarté architecturale du silhouette et haut niveau de maîtrise artisanale. Le corps se distingue par une plastique de forme équilibrée, reflétant le goût métropolitain et les traditions académiques de la seconde moitié du XIXᵉ siècle. Le robinet est orné d’une plaque ajourée de forme lancéolée, finement découpée, soulignant l’expressivité décorative de l’ensemble. Les poignées latérales sont agrémentées d’inserts tournés en ivoire, créant un contraste noble des matériaux et renforçant l’élégance visuelle de la composition. Le samovar repose sur quatre pieds sphériques aplatis, typiques des productions de la maison des Frères Grachev à cette époque. L’intérieur conserve des traces de dorure d’origine.
Poinçons: Poinçon du maître “J.O.” – Johan Olsonius; Poinçon de titre de l’Empire russe “84”; Poinçon de ville de Saint-Pétersbourg.
Dimensions: Hauteur: 40 cm; Diamètre: 15 cm.
Poids: Poids brut: 2320 g.
État: Bon.
Provenance: Collection privée européenne.
Le samovar occupe une place essentielle dans l’histoire des arts décoratifs russes du XIXᵉ siècle, non seulement comme objet utilitaire, mais aussi comme symbole du statut social, de l’hospitalité et de la culture du thé. À Saint-Pétersbourg, capitale de l’Empire russe, les samovars en argent étaient destinés aux intérieurs de réception et aux usages cérémoniels, où ils soulignaient le rang et la position de leur propriétaire.
La maison des Frères Grachev figurait parmi les plus importantes maisons d’orfèvrerie de Saint-Pétersbourg dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle et bénéficiait du titre de fournisseur de la Cour impériale russe. Sa production se caractérisait par une qualité de métal élevée, une exécution technique irréprochable et une approche formelle mesurée et architecturale. Johan Olsonius, actif pour la maison entre 1842 et 1882, est considéré comme l’un de ses principaux maîtres.
L’emploi de l’ivoire pour les poignées reflète les goûts de l’époque et la recherche d’associations de matériaux nobles. Ces samovars étaient perçus comme des objets de prestige et se transmettaient souvent de génération en génération. L’exemplaire présenté constitue un témoignage représentatif de l’apogée de l’orfèvrerie pétersbourgeoise et de la culture du thé dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle.
Argent présentant une patine homogène et des traces d’usure naturelle conformes à l’âge de l’objet. Poinçons nets et bien lisibles. Structure stable. Éléments décoratifs conservés. État général bon.
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