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Peinture

KHARLAMPI DIMITRIEVITCH KOSTANDI (SECONDE MOITIÉ DES ANNÉES 1860 – APRÈS 1917). MER EN TEMPÊTE RUSSIE, DÉBUT DU XXe SIÈCLE
KHARLAMPI DIMITRIEVITCH KOSTANDI (SECONDE MOITIÉ DES ANNÉES 1860 – APRÈS 1917). MER EN TEMPÊTE RUSSIE, DÉBUT DU XXe SIÈCLE
Exemple remarquable du marinis­me russe tardif, Mer déchaînée, réalisée par Kharlampiy Dmitrievitch Kostandi au début du XXᵉ siècle, compte parmi les œuvres les plus expressives de l’artiste consacrées au thème de la mer.Avec une grande virtuosité, l’artiste transmet l’énergie brute de la mer en furie. Les vagues écumantes se précipitent vers une embarcation fragile, chargées de tension, de mouvement et d’un sentiment d’inéluctabilité. La surface de l’eau est peinte avec une expressivité saisissante, permettant de ressentir le mouvement des flots, les rafales de vent et l’atmosphère d’une tempête imminente.Au centre de la composition, une barque avec des marins lutte désespérément contre les vagues. Leurs silhouettes tendues incarnent le courage, la lutte pour la survie et l’espoir du salut. À l’horizon, le silhouette à peine visible d’un voilier accentue l’immensité de l’espace et souligne la vulnérabilité de l’homme face à la puissance de la nature.La palette chromatique repose sur de subtiles transitions de tons froids, allant des bleus translucides et turquoises aux gris argentés. Les jeux de lumière confèrent à l’eau profondeur et vibration, tandis que la touche souple mais énergique crée une sensation d’espace vivant.Dimensions: 49 × 80 cm (avec cadre 78 × 110 cm)Technique: Huile sur toileSignature: “X. Kostandi”, en bas à gaucheÉtat: Bon état général, patine naturelle du temps, réseau de craquelures homogèneProvenance: Collection privée. Authenticité confirmée par expertises
Debut 02.05.2026
IVAN KONSTANTINOVITCH AÏVAZOVSKI (1817-1900). «LE PHARE»  RUSSIE, SECONDE MOITIÉ DU XIXᵉ SIÈCLE
IVAN KONSTANTINOVITCH AÏVAZOVSKI (1817-1900). «LE PHARE» RUSSIE, SECONDE MOITIÉ DU XIXᵉ SIÈCLE
Monumentale marine attribuée au plus grand peintre marin russe, Ivan Konstantinovitch Aïvazovski, cette œuvre appartient à la période de maturité de l’artiste, lorsque l’image de la mer acquiert une profondeur philosophique et une dimension symbolique affirmée. La nature y est représentée dans un état de tension intense : de lourds nuages s’amoncellent à l’horizon, tandis que les vagues, aux reflets argentés et métalliques, se brisent avec force contre les rochers du rivage.Le centre de la composition est occupé par la haute tour du phare, dont la verticalité rigoureuse s’oppose à la dynamique tumultueuse des masses d’eau. Le phare n’est pas seulement un repère maritime, mais devient la métaphore de la stabilité, de la raison et du soutien spirituel. La lumière qui perce à travers les nuages éclaire les crêtes des vagues et crée un contraste dramatique entre l’ombre et l’éclat. Le rayon lumineux devient le noyau sémantique de l’œuvre, exprimant l’idée du salut et de l’espérance.L’espace est structuré par le mouvement diagonal des vagues qui guide le regard vers la tour illuminée. Le premier plan conserve une tonalité plus dense, tandis que l’accent lumineux au lointain renforce la profondeur et la perspective atmosphérique. Le ciel participe activement à la construction émotionnelle de la scène, intensifiant la sensation d’une tempête imminente.La mer est peinte à l’aide de glacis superposés, caractéristiques de la manière tardive d’Aïvazovski. Les couches picturales transparentes produisent un effet de luminosité intérieure et de plasticité vibrante. La lumière semble naître de la matière même de l’eau. L’artiste atteint ainsi une harmonie entre la réalité matérielle et le contenu métaphysique, caractéristique de ses œuvres des années 1880-1890.Dans cette toile s’exprime pleinement la philosophie du maître : la mer apparaît comme une force vivante et spirituelle, tandis que le phare devient l’image de la constance humaine face au chaos du monde. L’œuvre est présentée dans un cadre richement doré, en accord avec l’ampleur et le caractère représentatif de la composition.Dimensions : 136,5 × 212 cm à vue ; 184 × 261 cm avec cadreTechnique : Huile sur toileÉtat : L’état de conservation est jugé bon et structurellement stable.Provenance : Kunstsalon bei Mozarts Geburtshaus, Salzbourg ; lettre d’attestation datée du 28 juin 1970, rédigée par le Dr Franz Menzel et adressée à M. Hellmut Kaelin. Au revers se trouvent d’anciennes étiquettes en papier ainsi que l’inscription Middelfart, probablement liée à une ancienne collection européenne.Certificat d’expertise : Dr Franz Menzel 1903-1983, docteur de l’Université de Vienne, historien de l’art et consultant auprès des musées de Salzbourg, de Vienne et de Munich, était un spécialiste reconnu de la peinture des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Ses expertises Gutachten, réalisées pour le Kunstsalon bei Mozarts Geburtshaus, se distinguaient par leur rigueur académique, une documentation précise des provenances et une connaissance approfondie des écoles artistiques européennes.
Debut 02.05.2026
FERNAND RENAULT (1887 - 1939). « LE COUPLE AMOUREUX » FRANCE, ANNÉES 1930
FERNAND RENAULT (1887 - 1939). « LE COUPLE AMOUREUX » FRANCE, ANNÉES 1930
Œuvre de grand format de Fernand Albert Renault, révélant les principes essentiels de sa maturité artistique. Le tableau illustre la synthèse caractéristique chez Renault d’une structure compositionnelle classique et d’une facture libre et énergique, marquée par l’influence du Fauvisme et de l’École de Paris de l’entre-deux-guerres.Au centre de la composition se trouve un couple nu installé dans un paysage côtier. Renault organise la scène selon un rythme diagonal équilibré : la figure féminine lumineuse, exécutée en larges touches vibrantes d’ocre et de rose, constitue l’accent plastique principal du premier plan. La figure masculine, traitée dans des tonalités plus denses de brun et d’olive, crée un contraste tonal et intensifie le jeu dramatique de la lumière et de l’ombre.Chez Renault, la couleur agit comme une force expressive autonome. Les accents écarlates, émeraude et citron des étoffes disposées au sol ne décrivent pas seulement les objets, mais structurent le champ émotionnel de l’œuvre. Le feuillage et les ouvertures de ciel sont rendus par des taches libres qui suggèrent le mouvement de l’air et la pulsation du soleil.La scène d’arrière-plan représentant des figures maîtrisant des chevaux revêt une importance particulière. Ce motif récurrent dans l’œuvre de Renault symbolise l’énergie vitale et l’initiative masculine. Dans cette composition, il dialogue avec la scène intime du premier plan et renforce les thèmes de l’attirance, de la force et de l’élan intérieur.Contrairement au traitement académique du nu, Renault évite toute idéalisation froide. Ses figures existent dans l’espace de la couleur et de la lumière plutôt que dans la démonstration anatomique. La corporéité est transmise par la masse plastique de la touche, où la couleur remplace le dessin. Cette caractéristique inscrit l’œuvre dans le courant du Néo-traditionalisme français des années 1930, qui cherchait à préserver la figuration tout en rejetant la rigidité académique excessive.La signature de l’artiste apparaît en bas à droite.Dimensions : Toile 99 x 132 centimètres. Cadre 128 x 163 centimètres.Matériau : Huile sur toile.État : Bon. La couche picturale est stable, sans pertes significatives. Le cadre présente des traces naturelles d’ancienneté.Provenance : Collection privée.
Debut 03.05.2026
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