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PAIRE DE SCULPTURES « LES CHEVAUX DE MARLY », D’APRÈS GUILLAUME COUSTOU L’AÎNÉ (1677–1746) FRANCE, XIXᵉ SIÈCLE
PAIRE DE SCULPTURES « LES CHEVAUX DE MARLY », D’APRÈS GUILLAUME COUSTOU L’AÎNÉ (1677–1746) FRANCE, XIXᵉ SIÈCLE
La paire de sculptures connue sous le nom de « Chevaux de Marly », également appelée « Les Dompteurs de chevaux », constitue une interprétation en bronze de grande qualité de l’un des chefs-d’œuvre les plus emblématiques de la sculpture de cour française du XVIIIᵉ siècle. La composition s’inspire du groupe original en marbre réalisé par Guillaume Coustou l’Aîné pour la terrasse du château royal de Marly-le-Roi sous le règne de Louis XV.Les sculptures représentent de jeunes hommes nus s’efforçant de maîtriser des chevaux cabrés. La tension dramatique de la scène repose sur le contraste saisissant entre la puissance indomptée des animaux et le traitement académique rigoureux de l’anatomie humaine. Les figures s’inscrivent dans un mouvement spatial complexe, créant une impression d’action continue et de dynamisme maîtrisé.Les bronzes présentent une fonte d’une grande finesse d’exécution. La musculature des figures humaines, les crinières animées et les encolures tendues des chevaux, ainsi que les gestes expressifs, sont rendus avec une précision remarquable. Les surfaces conservent une patine profonde et homogène, de tonalité chaleureuse, qui accentue le relief et les effets de lumière. Chaque sculpture repose sur un socle en marbre façonné, conférant à l’ensemble un caractère solennel et décoratif.Matériaux: Bronze; marbre.Dimensions: Hauteur – 66 cm; Largeur – 53 cm; Profondeur – 48 cm (chaque sculpture).État: Bon.Provenance: Archives photographiques d’une collection privée. Anciennement conservées dans la collection princière du Liechtenstein, exposées au Stadtpalais de Vienne et au château de Vaduz, Liechtenstein, 1945.
Debut 03.05.2026
IVAN KONSTANTINOVITCH AÏVAZOVSKI (1817-1900). «LE PHARE»  RUSSIE, SECONDE MOITIÉ DU XIXᵉ SIÈCLE
IVAN KONSTANTINOVITCH AÏVAZOVSKI (1817-1900). «LE PHARE» RUSSIE, SECONDE MOITIÉ DU XIXᵉ SIÈCLE
Monumentale marine attribuée au plus grand peintre marin russe, Ivan Konstantinovitch Aïvazovski, cette œuvre appartient à la période de maturité de l’artiste, lorsque l’image de la mer acquiert une profondeur philosophique et une dimension symbolique affirmée. La nature y est représentée dans un état de tension intense : de lourds nuages s’amoncellent à l’horizon, tandis que les vagues, aux reflets argentés et métalliques, se brisent avec force contre les rochers du rivage.Le centre de la composition est occupé par la haute tour du phare, dont la verticalité rigoureuse s’oppose à la dynamique tumultueuse des masses d’eau. Le phare n’est pas seulement un repère maritime, mais devient la métaphore de la stabilité, de la raison et du soutien spirituel. La lumière qui perce à travers les nuages éclaire les crêtes des vagues et crée un contraste dramatique entre l’ombre et l’éclat. Le rayon lumineux devient le noyau sémantique de l’œuvre, exprimant l’idée du salut et de l’espérance.L’espace est structuré par le mouvement diagonal des vagues qui guide le regard vers la tour illuminée. Le premier plan conserve une tonalité plus dense, tandis que l’accent lumineux au lointain renforce la profondeur et la perspective atmosphérique. Le ciel participe activement à la construction émotionnelle de la scène, intensifiant la sensation d’une tempête imminente.La mer est peinte à l’aide de glacis superposés, caractéristiques de la manière tardive d’Aïvazovski. Les couches picturales transparentes produisent un effet de luminosité intérieure et de plasticité vibrante. La lumière semble naître de la matière même de l’eau. L’artiste atteint ainsi une harmonie entre la réalité matérielle et le contenu métaphysique, caractéristique de ses œuvres des années 1880-1890.Dans cette toile s’exprime pleinement la philosophie du maître : la mer apparaît comme une force vivante et spirituelle, tandis que le phare devient l’image de la constance humaine face au chaos du monde. L’œuvre est présentée dans un cadre richement doré, en accord avec l’ampleur et le caractère représentatif de la composition.Dimensions : 136,5 × 212 cm à vue ; 184 × 261 cm avec cadreTechnique : Huile sur toileÉtat : L’état de conservation est jugé bon et structurellement stable.Provenance : Kunstsalon bei Mozarts Geburtshaus, Salzbourg ; lettre d’attestation datée du 28 juin 1970, rédigée par le Dr Franz Menzel et adressée à M. Hellmut Kaelin. Au revers se trouvent d’anciennes étiquettes en papier ainsi que l’inscription Middelfart, probablement liée à une ancienne collection européenne.Certificat d’expertise : Dr Franz Menzel 1903-1983, docteur de l’Université de Vienne, historien de l’art et consultant auprès des musées de Salzbourg, de Vienne et de Munich, était un spécialiste reconnu de la peinture des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Ses expertises Gutachten, réalisées pour le Kunstsalon bei Mozarts Geburtshaus, se distinguaient par leur rigueur académique, une documentation précise des provenances et une connaissance approfondie des écoles artistiques européennes.
Debut 02.05.2026
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